« Le Mal », l’Ombre & la Peur

Depuis plusieurs années déjà, je suis en « exploration » de mon coté sombre ; les parties refoulées de ma psyché. Tout ce que la morale de notre société réprouve, ce que l’on cache tous et toutes ; nommons là : notre OMBRE.

Mes canalisations d’esprits supérieurs et réflexions sur mes recherches intérieures m’ont poussées à redéfinir en moi la notion de MAL et ce qui y est intimement lié pour chacun de nous : la PEUR. Je vais donc – pour toi – cher(e) lecteur(trice) faire, non pas, un peu de philosophie mais bel et bien décrire mon ressentit et le lier à des messages qui me furent transmit sur ce thème.

Note d’introduction

Dans cet article, je vais faire référence (sans nécessairement préciser les textes) à l’ensemble des religions ayant définies selon leurs dogmes propres la nature du « mal ». Je vais remettre implicitement en question la réalité d’un tel concept selon la simple observation du réel et mon ressentit intérieur. Cet article n’a pas pour vocation de froisser la sensibilité des personnes croyantes mais seulement de proposer à la lecture mes sensations et les messages que des esprits m’ont transmis à ce sujet. Le(a) lecteur(trice) jugera, acceptera ou rejettera selon son cœur.

« Au début était l’Ombre… »

Sans l’homme, il n’y aurait point de religions et sans religions, point de « bien » et de « mal » dans nos existences ; transcendant celles-ci même. Si le spirituel est au cœur d’une personne seule, la religion est une affaire de groupe ; de communauté. L’homme est le commencement. Avant d’être un homme, l’on est enfant : de 1 à 6 ans, le cerveau du jeune humain s’aligne sur son milieu sur un mode quasi hypnotique. À nos débuts, nous sommes de véritables éponges et absorbons tous les faits, les comportements et les paroles dont nous avons conscience et cela nous programme à réagir d’une manière ou d’une autre. L’enfant est désinhibé par nature, c’est son entourage direct qui va lui imposer l’interdit sur tel acte, tel sujet, tel parole… telle pensée.

Tout ce qui devient du domaine de l’interdit va s’agglomérer et former un artefact psychique que l’on nommera « Ombre ». Une bonne amie avait l’habitude d’utiliser l’image très parlante d’une pièce – pour notre esprit – dont le faux plafond cache une nuée d’araignées noires attendant patiemment qu’une dalle du plafond se décroche pour fondre sur notre intérieur douillet. J’aime assez l’image car l’ombre fait peur, nous dégoute et nous craignons tous d’avoir un jour à affronter toutes nos pulsions refoulées d’une traite à cause d’un moment de faiblesse. L’on lutte et l’on repousse l’instant où une dalle tombera tout en sachant que ce moment arrivera un jour ou l’autre. C’est aussi la parabole de la Boite de Pandore. Personne ne veut ouvrir cette boite.

La société cherchera aussi à refouler plus collectivement tout « débordement » du même type et les comportement qui y sont liés par la morale, le dogme & la discipline (voire la répression et l’emprisonnement). Une déviance ? Le « quand dira-t’on » et la pression sociale viendrons bientôt assaillir le contrevenant. La cohésion intérieure étant supposée apporter la paix sociale pour le groupe. Mais que se passe t-il lorsque que l’on muselle un être et qu’on lui interdit – voire dénie – toute existence ? Il se rebiffe voire se rebelle violemment car il réclame à corps et à cri son droit d’exister et d’être reconnu ; écouté. Telle est la nature de l’Ombre. Une part de nous mêmes que l’on se doit d’explorer sinon elle se rappellera à notre bon souvenir dans les pires moments. Qui veut cela ? Que faire ?

« …puis vint la peur ! »

Entre pressions extérieures et pulsions intérieures, la zone de friction peut être angoissante, voire douloureuse… Notre Ombre et notre capacité à imaginer les pires choses vont générer l’émotion la plus puissante après le sentiment amoureux : la Peur !

Tout cela est connu de longue date bien sur et qui s’en est emparé pour s’en servir tel un outil ? La religion ; encore elle. Le Divin aimant sa création (et ses créatures) peut-être également un dieu dispensateur de supplices éternels et vouant celui (celle) qui se comporte « mal » aux feux de la damnation. De l’Egypte antique aux 3 religions du Livre, en passant par l’Hindouisme, le Shintoïsme, le Taoïsme ou le Bouddhisme par exemple ; toujours le même message malgré d’évidentes dissemblances culturelles… pourquoi ? Le Livre (Bible, Torah ou Coran par exemple) aura sa réponse. La tête dira certainement : le contrôle des masses ; pour des raisons évidentes. Que disent nos amis les esprits à propos du « bien et du mal » et surtout de la peur ?

ODAS - Tome 1 ; extrait (page 73-74)
 
"Il est important, pour que vous compreniez bien, que je sépare d’ores
et déjà (croyez-moi, la séparation n’est pas une chose facile pour
nous) les deux peurs existantes, les deux seules véritables peurs
authentiques : la première de ces peurs est celle que nous pourrions
qualifier de positive. Elle naît de votre sensation de la présence d’un
danger ou d’un trouble imminent. Cette peur fait partie de votre
programmation originelle, de votre Soi, de ce que vous êtes ; elle est
votre amie, elle vous aide à ne pas faire de mauvais choix, à rester
prudents et pondérés. Elle est donc souhaitable. La peur génératrice
de toutes vos phobies les plus déstabilisantes est la seconde. Si je
devais lui donner un nom, je la nommerais la peur qui naît de l’excès.
Elle a un profond enracinement irrationnel au sein de votre cœur ; elle
ne prévient pas d’un danger, elle naît juste de l’excès de volonté à
obéir à un certain schéma ou à une norme. Qui fixe cette norme ?
Mais… ceux qui ont inventé le terme lui-même, votre ego tout d’abord et
les ténèbres qui alimentent cette peur."

Plus tard, les esprits me rappelaient que cette seconde peur était essentiellement due à deux choses : notre imagination galopante et notre capacité à nous projeter grâce à elle dans le futur. Nous imaginons tous les pires choses à un moment ou un autre. Rien n’est présent, ce n’est qu’un fantasme négatif, une ombre obsédante de nos pensées. Rien de réel, rien qui ne soit là !

Alors le Mal (avec un grand M), la source transcendante de tout péché ; une simple illusion ? Une construction philosophique ?

SATAN ; « l’ennemi » !

Lui ou un autre d’ailleurs (Apophis, Ahriman, Moloch, Belzébuth, Lucifer et consort), quelque soi son nom, c’est toujours la même idée qui sous-tend le même concept. Simple idée ou réalité ? Ce passage contient une pépite :

ODAS - Tome 1 ; extrait (page 98)

"Un péché n’est pas le mal, il est tout au plus un frein à l’évolution.
Vous n’avez besoin de rémission que face à votre propre conscience, de
votre seule décision. De notre point de vue, lorsque vous produisez
l’acte de "péché", vous êtes déjà pardonnés ! S’attendre à autre chose
serait la négation de la croyance de tout l’Amour que nous vous portons.
La rémission des péchés est un processus ancien, créé par l’homme pour
l’homme, à la manière d’une institution ; la hiérarchie lumineuse n’a
nul besoin de comptabiliser vos péchés, vous le faites pour nous."

Cet extrait allié aux notions de « lumières » et « ténèbres » dictées pour ces deux ouvrages m’ont aidées à mettre la main sur ce qui ne clochait pas dans mon ressentit de cette notion spirituelle depuis longtemps. Je ne croyais pas en ce conte de fée. J’en voyais la raison d’être mais en percevais aussi l’absurdité : Comment un créateur nous aimant sans condition et intégralement (qui nous avait fait « à son image » de surcroit) pouvait t-il nous jeter avec autant d’amour en enfer… et pour l’éternité ?!

« Le péché n’est pas le mal … la rémission des péchés, une institution ».

Nous trébuchons tous un jour ou l’autre. L’on fait des choses qui ne sont pas constructives ; qui détruisent, tuent et font souffrir les autres. Nous mêmes – aussi. Rien de tout cela n’implique la présence d’une force supra-cosmique et malfaisante par dessus le marché. Cet autre extrait acheva de ma donner les dernières clés de compréhension :

ODAS - Tome 1 ; extrait (page 18)

"La « bête immonde » des écritures est semblable à l’égrégore de la
guerre et de la misère. C’est une énergie qui saute de pays en pays
sans jamais s’arrêter, et qui garde toute sa force jusqu’à ce qu’elle
soit détruite par les hommes. C’est le plus gros substrat d’énergie
négative que porte la planète ; il concentre la haine, la faiblesse et
l’obscurantisme. Il n’en reste pas moins que ce n’est qu’une énergie
qui peut être transmutée ou dirigée, cela croyez-le !"

Un égrégore. A l’instar des anciennes pratiques spirites visant à contacter des esprits par le biais des fameuses tables tournantes ou planches ouija ; le risque était de créer un « esprit de groupe » ex-nihilo plutôt que de contacter un véritable esprit. L’ensemble des croyants en un concept donné lui donnant de la force, un ersatz de réalité, gardant un réel pouvoir d’influence sur nos cœurs et nos esprits (voire nos corps) tant quelle sera alimentée part ses croyants. La peur est une émotion qui nous arrache notre énergie, mais où va t-elle ? Dans un cas comme celui-ci, elle alimenterait l’égrégore né de cette peur, donnant de la force et de la réalité dans le temps à ce concept : le mal.

Mon ressentit de sensitif et voyant s’était toujours manifesté face à certaines « énergies ». Le sentiment était toutefois surtout porteur du sentiment de peur allié à une désagréable sensation poisseuse, lourde, dérangeante & glaçante. À aucun moment je ne recevais une perception claire de la quelconque présence du « démon » comme certains aiment en témoigner. Je te suggère à cet effet de jeter un œil à ce précédent article connexe sur le sujet de la protection contre les « forces » du « mal » :

De la nécessiter de se protéger !

Mon ressentit actuel, allié aux témoignages des esprits auxquels j’ai donné ma confiance me poussent donc à croire les points suivants :

  • Lorsqu’un danger immédiat pour notre vie nous menace, la « bonne peur » nous engage à nous préserver d’un danger réel dans le présent et mobilise cette énergie pour réagir : fuir ou combattre, par exemple,
  • Lorsque notre esprit se fond dans la rêverie et réfléchit au futur, la « mauvaise peur » peut mobiliser notre énergie dans la création d’un égrégore (ou d’une simple forme-pensée) de négativité qui va à son tour nous influencer dans notre vie pendant un temps. L’on a créé un « mal » qui est bel et bien réel et l’on en est totalement responsable,
  • Des esprits mal intentionnés peuvent lorsque les circonstances sont favorables à leur action venir nous influencer mentalement et « jouer les démons » pour nous tourmenter, nous voler de l’énergie par le biais de la peur par exemple. Le « mal » n’étant pas leur motivation à agir mais le fait de nous voler un peu plus d’énergie,
  • L’homme peut – lui-même – tout à fait volontairement, créer de tels égrégores par des pratiques spirites (tables tournantes, planche ouija, divers rites magiques…) et tomber sous l’influence de telles forces,
  • La religion a créée une force prétendument transcendante de négativité (le Satan de la bible par exemple) dans le but de créer une cohérence et une paix sociale sous sa guidance spirituelle. Une structure, un schème de contrôle de l’humain permettant la création de sociétés de plus en plus vastes où la foule aurait des règles (dogmes) auxquelles se raccrocher de tout temps,
  • A un niveau de vibration très élevée (et peu matérielle) où vivent des esprits proche de l’architecte de toute chose, il n’existe aucun « mal » ni besoin de pardonner quoi que ce soit à qui que ce soit mais seulement la perception simple et pragmatique que nous agissons dans le sens de la compréhension de la Vie, et de nous même (force constructive) ou dans celle inverse (destructive) qui nous pousse à nous isoler et nous illusionner sur le réel pendant un temps avant de nous réaligner de nouveau à ce qui est. Le tout dans le but de nous définir & de nous connaitre.

Comme tu le sais déjà si tu me suis dans ce blog ; je ne prend rien pour argent comptant et mes « certitudes » sont fort peu nombreuses. J’ai fais le choix d’avoir confiance en mon ressentit et mes intuitions seules car elles viennent de mon cœur.

Que penses-tu de tout cela ?

Le Lion est-il mauvais lorsqu’il tue la biche car cela va à l’encontre des « lois de Dieu » ? Que dire de l’antique culture Scandinave Viking qui – comme bien des anciennes sociétés de notre histoire – disait clairement par le biais de sa foi que tuer son ennemi et mourir au combat valait au guerrier une place au Walhalla – son Paradis et le déshonneur dans le cas contraire ? Peu t-on avoir un Dieu créateur du monde qui eut l’idée machiavélique de créer sa créature – l’homme – avec la possibilité de pouvoir défier sa volonté et faire le « mal » juste pour pouvoir la damner éternellement… tout en l’aimant inconditionnellement ?? (je me répète sur cette dernière, je le sais, mais c’est quand même fort de café, non ?)

Sur ces réflexions, je te laisse finir cette année 2018 et te souhaite d’excellentes fêtes de fin d’année et une bonne année 2019 ^^

Olivier

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3 réflexions au sujet de « « Le Mal », l’Ombre & la Peur »

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